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Prix Cartier des talents Horlogers de Demain

Deux Belges à l’honneur

Cartier organise depuis 30 ans déjà le « Prix Cartier des Talents Horlogers de Demain », par lequel la griffe de luxe soutient et encourage de jeunes créateurs en horlogerie. L’édition 2026 s’est achevée en apothéose pour la Belgique : nos candidats Aymeric Peters et Layla Sluysmans ont brillé dans leur catégorie !

Chaque année, Cartier invite de jeunes créateurs en horlogerie à créer un garde-temps sur un thème bien particulier. Le jury évalue et récompense à la fois la technique et la maîtrise créative.

 

Pour cette 28e édition, les candidats devaient imaginer une nouvelle manière de lire le temps autour du thème « Changeons d’équilibre : lisons et appréhendons le temps autrement ». Il était question de repousser les limites de la traditionnelle mesure du temps, une approche qui a toujours été au cœur de la conception horlogère chez Cartier. Songez notamment à la montre « Révélation d’une Panthère » et aux modèles comme la « Santos-Dumont Rewind » et la « Tank à Guichets ».

 

Douze candidats avaient été retenus au terme d’une présélection sur base de croquis, de descriptions et de présentations vidéo. Ils avaient ensuite 80 heures – réparties sur trois mois – pour réaliser leur projet horloger sous la houlette de leurs mentors.

 

Le rapport du jury
Cette année, le jury se composait de :

  • Roy Davidoff, expert en montres vintage et cofondateur de Roy & Sacha Davidoff SA ;
  • Pascale Lepeu, directrice de la Collection Cartier ;
  • Nathalie Marielloni, conservatrice du Musée International d’Horlogerie (MIH) ;
  • Pascal Ravessoud, vice-présidente de la Fondation de la Haute Horlogerie, experte et collectionneuse
  • Kari Voutilainen, maître-horlogère indépendante

Après délibération, 6 lauréats ont été désignés, répartis en deux catégories : « Apprentis horlogers » et « Techniciens ».

 

Le jury a statué : « Grâce à leur talent, les candidats ont créé des pièces uniques – de véritables exemples de maîtrise technique et d’audace créative – qui ouvrent la voie à de nouvelles interprétations du temps ».

 

Chacun des 6 lauréats aura la chance de découvrir l’univers Cartier et de porter au poignet une montre Cartier. Les deux vainqueurs dans chaque catégorie se voient, en outre, gratifiés d’un stage au sein de la prestigieuse maison.

Les candidats et leur travail
Dans la catégorie « Apprentis horlogers », c’est Aymeric Peters, étudiant à l’IATA Namur, qui a été couronné pour son projet baptisé « Silence Choisi », une pendulette qui invite à suspendre le temps plutôt qu’à le mesurer. Aymeric Peters s’est inspiré des pendules de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

 

Sa pendulette en reprend les lignes classiques, bien connues, mais agrémentées d’une technique tout à fait surprenante offrant une expérience inédite et radicale du temps qui passe. Les aiguilles sont arrêtées à 6 heures. Rien ne bouge… tant que l’on n’actionne pas une clé qui permet d’animer le mécanisme. Ce geste libère les axes et dirige les aiguilles jusqu’à leur position réelle, indiquant l’heure exacte. « Silence Choisi » suspend le temps avant de le libérer, créant un moment de tension mécanique à la fois précise et poétique.

 

Dans la même catégorie – « Apprentis horlogers » – le 2e prix a été décerné à Layla Sluysmans, également étudiante à l’IATA Namur. « Nymphea », ainsi qu’elle a baptisé sa réalisation, évoque la fleur délicate du même nom, qui n’éclot que le temps de quelques jours. Sa création, aussi poétique que raffinée, est heureusement appelée à durer bien plus longtemps. Les pétales s’ouvrent et se ferment toutes les deux heures. Pour le socle, la jeune femme a choisi un bois d’ébène mexicain. Les fragiles corolles sont en résine et dissimulent un cadran émaillé aux lignes minimalistes. Ce dernier ne se dévoile qu’après l’ouverture progressive des pétales. S’y cache aussi un détail qui permet de trouver les index des 12 heures, index qui sont eux-mêmes partie prenante du mécanisme. Avec cette belle réalisation, Layla Sluysmans nous invite à faire une pause dans un monde où tout va si vite. Seul celui qui saura attendre que le cadran se dévoile pourra lire l’heure.

 

Prestige magazine salue avec fierté ces jeunes talents. Toutes nos félicitations !