L’impact (du prix) de l’or
L’or exerce un attrait incomparable et intemporel. Quiconque rêve d’un bijou en or est prêt à tout pour réaliser ce rêve.
Bijouterie-horlogerie Stievenaert – Mons
Flexibilité & approche pragmatique dans la gestion des stocks
Viky Sakkas, propriétaire de la bijouterie-horlogerie Stievenart à Mons, ne se laisse pas effaroucher par la crise liée à la hausse du cours de l’or. « Il va de soi que le prix de l’or impacte nos stocks, mais cela ne veut pas dire que nous revoyons nos assurances à la hausse pour autant, déclare-t-elle. Cela ferait exploser les primes, alors qu’en cas de gros problème le remplacement serait de toute façon beaucoup plus coûteux que la valeur assurée du stock. Il ne faut pas oublier, non plus, que revaloriser les prix d’achat en fonction du cours actuel de l’or serait fiscalement désavantageux, car cela constituerait une variation de stock imposable ! »
La forte hausse du cours de l’or ne se répercute pas directement sur les ventes. « L’or jouit d’une bonne réputation comme valeur stable et placement sûr, poursuit Viky Sakkas. Les gens qui souhaitent acquérir un bijou en or le feront de toute façon. » Cela dit, la bijouterie-horlogerie Stievenart enregistre une hausse de la demande de transformation de bijoux anciens en nouvelles créations. « La crise du Covid avait initié ce phénomène, se souvient Viky Sakkas. Aujourd’hui, cela se répète avec les records atteints par le cours de l’or. Lorsqu’un client apporte la matière première, il ne lui reste qu’à payer la main d’œuvre : cela rend la création de bijoux nettement plus accessible. »
Pour leurs achats, certains clients acceptent la hausse là où d’autres ne sont pas prêts à dépenser plus. « L’idée est d’acheter en bon père (ou bonne mère) de famille, souligne Viky Sakkas. Nous accordons donc plus d’importance à la complémentarité, ou au comblement du stock, afin d’offrir un choix attractif dans toutes les gammes de de prix. Il est essentiel de parvenir à gérer nos stocks de manière rigoureuse, sans jamais perdre de vue les attentes de nos clients. Les créations en propre, qui sortent de notre atelier, permettent aussi de diversifier l’offre. » Et puis, dernier point essentiel pour être résilient face aux challenges auxquels nous sommes confrontés: la communication reste un cheval de bataille important. “Depuis deux ans, nous accentuons notre communication par le biais des réseaux sociaux. Chaque mois, on met deux clips vidéo en ligne et, chaque semaine, on poste deux nouvelles publications. Cela fait vivre notre commerce et permet de nous rapprocher des gens !”
Bijouterie Desitter – Liège
Rester positif
La forte hausse du cours de l’or que l’on a connue récemment affecte le volume des ventes. « En quelques mois, certains bijoux ont vu leur prix grimper de 800 euros, et ce n’est là qu’un exemple, déplore William Desitter. Cette forte hausse concerne surtout les pièces qui sont composées en majeure partie d’or massif. »
Les stocks suivent naturellement le cours de l’or, avec là aussi un coût nettement accru. « Nos propres créations ont beaucoup de succès et sont de plus en plus appréciées par rapport aux collections de marque, souligne William Desitter. La hausse du prix de l’or incite également de plus en plus de clients à nous demander de personnaliser des bijoux anciens pour qu’ils soient modernisés. C’est financièrement intéressants pour eux et, pour nous, cela compense un peu la chute du volume de nos ventes. »
Le montant des assurances couvrant les stocks de la bijouterie a été revu à la hausse. “Notre courtier d’assurance lui-même a pris contact avec nous, explique William Desitter. Nous avons des clients qui s’inquiètent aussi des valeurs à assurer. Certains viennent nous voir pour nous demander de faire une estimation de leurs bijoux, afin de revoir leur assurance ou leurs assurances. La hausse du cours de l’or n’a, en revanche, pas modifié la politique d’achat. « Nous restons fidèles à l’or et aux pierres précieuses, insiste William Desitter. L’argent et les pierres synthétiques ne sont ‘pas notre truc’. Nos clients exigent des matériaux nobles et apprécient le gage de qualité que leur offrent nos produits et les marques que nous représentons. »
Comment se profilent les fêtes de fin d’année ? « C’est toujours difficile à prévoir… J’ai envie de dire qui vivra verra. Mais nous restons positifs ! »
Bijouterie Colman – Anvers
Renforcer la confiance et l’image de marque
La forte hausse du cours de l’or que l’on a connue récemment affecte le volume des ventes. « En l’espace de quelques mois, les tarifs de certains bijoux ont évolué de près de 25 % depuis janvier » déplore William Desitter. Cette forte hausse concerne surtout les pièces qui sont composées en majeure partie d’or massif. » Les stocks suivent naturellement le cours de l’or, avec là aussi un coût nettement accru. « Nos propres créations ont beaucoup de succès et sont de plus en plus appréciées par rapport aux collections de marque, souligne William Desitter. La hausse du prix de l’or incite également de plus en plus de clients à nous demander de personnaliser des bijoux anciens pour qu’ils soient modernisés. C’est financièrement intéressants pour eux et, pour nous, cela compense un peu la chute du volume de nos ventes. »
Le montant des assurances couvrant les stocks de la bijouterie a été revu à la hausse. “Notre courtier d’assurance lui-même a pris contact avec nous, explique William Desitter. Nous avons des clients qui s’inquiètent aussi des valeurs à assurer. Certains viennent nous voir pour nous demander de faire une estimation ou une réévaluation de leurs bijoux, afin de revoir leur. assurance ou leurs assurances. La hausse du cours de l’or n’a, en revanche, pas modifié la politique d’achat. « Nous restons fidèles à l’or et aux pierres précieuses, insiste William Desitter. « L’argent et les pierres synthétiques ne correspondent pas à l’identité de la maison. Nos clients exigent des matériaux nobles et apprécient le gage de qualité que leur offrent nos produits et les marques que nous représentons. »
Comment se profilent les fêtes de fin d’année ? « C’est toujours difficile à prévoir… J’ai envie de dire qui vivra verra. Mais nous restons positifs ! »